Circuit
court


Rapprocher consommateurs et producteurs, un enjeu planétaire

L’originalité du projet Val Vert Croix Blanche est de diversifier les usages du site : dédié prioritairement à l’habitat durable et à l’éco-construction, il propose aussi de développer les relations entre les producteurs locaux et les consommateurs. La ferme Val Vert, qui contribuera à l’ancrage territorial de la ZAC, assurera ainsi la promotion de l’activité agricole périurbaine, dans le respect des principes de commercialisation en circuit court.

Après l’âge d’or des grandes surfaces, assiste-t-on aujourd’hui à un retour en force des circuits de vente directe ? S’il est encore un peu tôt pour l’affirmer, une tendance semble cependant se dessiner. Qu’elle que soit la forme qu’elle prend (voir ci-dessous), c’est un même faisceau de motivations qui est à l’origine du phénomène :

  • envie de produits sains et recherche de traçabilité, suite aux différentes crises sanitaires ;
  • souhait de renouer avec des fruits et légumes goûteux, après des décennies de cultures intensives ;
  • interrogations sur les prix et les marges des hypermarchés, après plusieurs polémiques…

Voici, les nombreuses raisons qui incitent de plus en plus de consommateurs à se rapprocher des producteurs.

Acheter local, penser global

Le renouveau des circuits courts de commercialisation tient aussi à une forme d’engagement « humaniste » et éco-responsable. Lassés par la dimension impersonnelle des grandes surfaces, certains consommateurs ressentent, ainsi, les besoins de renouer avec ceux qui cultivent la terre et de soutenir l’économie locale.

Enfin, dans un monde globalisé, soumis à de fortes pollutions et menacé par le réchauffement climatique, nombreux sont les citoyens qui désirent acheter local pour limiter les émissions de gaz à effet de serre liées au transport déraisonnable de produits consommés aux antipodes du lieu où ils ont été cultivés.

Définition

    Court, très court, pas très long… de quelle distance parle-t-on ?

Voici la définition du circuit court, donnée par le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche : c’est « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire ».

Des cerises à Noël ?

Une orange comme cadeau de Noël ? L’anecdote appartient au siècle dernier !

Non seulement, les oranges ne sont plus un produit de luxe, mais en plus on en trouve toute l’année dans les rayons. Seulement, elles ont parfois traversé la planète pour arriver jusqu’à nous, comme les pamplemousses ou les kiwis…

Comparer le bilan carbone d’un pamplemousse du Mexique à celui d’un pamplemousse de Sicile ou d’un kilo de tomate cultivé sous serre chauffée, par rapport aux mêmes tomates qui auraient poussé en plein champ, devrait faire réfléchir et encourager les consommateurs à renouer avec le cycle des saisons. Ils redécouvriraient au passage le plaisir du fruit qu’on ne déguste qu’une fois l’an, comme la mirabelle par exemple, qu’il ne faut pas rater à la fin de l’été sous peine d’attendre un an.

Comparaison en chiffres

L’énergie nécessaire à la production d’1 tonne de salade sous serre chauffée, est 100 fois plus importante que pour la culture d’1 tonne de salade en plain champ.

Amap et ruches, de quoi s’agit-il …?

Les consommateurs qui adhèrent à une association pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) s’engagent à rémunérer, pendant un an, un producteur qui livre chaque semaine, dans un lieu de distribution déterminé, des paniers, composés de produits de saison.

Les citadins – c’est essentiellement à eux que les AMAP s’adressent – dégustent (et parfois découvrent) des produits frais tandis que les agriculteurs bénéficient d’une assurance de revenus fixes, à moyen terme, indépendamment des aléas climatiques et saisonniers.

La Ruche qui dit oui est un dispositif qui met en relation producteurs et consommateurs, d’abord via Internet. Les premiers renseignent sur le site de la Ruche à laquelle ils appartiennent les produits qu’ils proposent à la vente pour la prochaine distribution. Les seconds font leur marché sur Internet. La rencontre a ensuite lieu localement, si le volume de commande est suffisamment important pour que le producteur ait intérêt à se déplacer.

Dans les deux cas, lors de la distribution, le contact s’établit entre consommateurs et producteurs, atténuant la fracture qui a longtemps éloigné mondes rural et urbain. Ainsi les AMAP proposent-elles à leurs adhérents de participer à la récolte de certains produits.

Même si acheter local ne signifie pas forcément acheter bio, force est de constater que de nombreuses formules de vente directe proposent des produits issus de l’agriculture biologique.

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